Styles & groupes

Rock progressif

Pochette The Window Of Life de Pendragon Ce style musical est sans conteste l’influence majeure d’ « Un autre chemin », même si elle est plus perceptible sur la 2ème partie.

Né dans les années 60, ce style partage avec le classique et plus encore le jazz une grande liberté musicale, autorisant des digressions propices à un foisonnement tant instrumental que mélodique sans limite. Ainsi, la plupart des morceaux s’éloignent du standard couplet / refrain pour proposer quelque chose de varié, d’inattendu, de surprenant ; en d’autres termes, on ne sait jamais à l’avance où la musique va nous emmener. Par ailleurs, le rock progressif s’approprie le principe d’album-concept (ce qu’est « Un autre chemin »), introduit en 1967 par les Beatles avec « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band ».

S’il est coutume de dire que le genre atteignit son apogée dans les années 70, au travers de groupes comme Pink Floyd, Yes, Genesis, King Crimson (pour n’en citer que quelques-uns), il n’en demeure pas moins vivace aujourd’hui, avec une multitude de groupes qui portent haut les couleurs du genre. Je n’en citerai ici que quelques-uns, notamment parce qu’ils ont été une source d’inspiration d’un ou plusieurs titres de l’album ;

A tout seigneur tout honneur. L’introduction planante de « Trouble » est ainsi un hommage à Pink Floyd. Portés par le génie (la folie ?) conjuguée de Roger Waters et David Gilmour, le groupe a progressivement abandonné son rock psychédélique des débuts pour évoluer vers une musique plus atmosphérique, ou « planante ». Jusqu’à aboutir aux chefs-d’œuvre que sont « Dark Side Of The Moon », « Wish You Were Here » (qui a juste pour défaut de venir après le 1er nommé) et le monumental opéra rock « The Wall ». Souvent égalé, jamais imité …

… ou presque car s’il y a bien un groupe qui incarne à merveille cette filiation, c’est Pendragon, qui nous propose depuis 40 ans (déjà !) une musique au lyrisme exceptionnel, aux mélodies soyeuses et imparables. Si j’ose dire, je suis né au progressif avec le magnifique « Window Of Life » (photo). Le solo de guitare (on y reviendra, à la guitare de Nick Barrett !) en clôture de « Finally free » est d’ailleurs un clin d’œil à celui de « Master of illusion » (du non moins magnifique album « The Masquerade Overture »). Je vous invite fortement à découvrir l’œuvre de ce groupe, en commençant par jeter un œil à la page française de mon ami Didier.

Deux autres musiciens actuels incarnent aussi à merveille cet esprit progressif, à savoir Neal Morse et Steven Wilson. Fondateur du groupe Spock’s Beard, le premier vole depuis le début des années 2000 de ses propres ailes, produisant des albums à une allure vertigineuse, sans jamais sacrifier à la qualité. La 1ère partie de « So Near, si loin » lui rend modestement hommage. Ce gars est touché par la grâce, assurément, autant que Steven par le génie. Ecouter « In Absentia » (Porcupine Tree) ou « Hand cannot erase » (en solo) pour vous en persuader.

Le genre se décline lui-même en plusieurs sous-genres, du Canterbury au néo en passant par le métal progressif. J’ai emprunté à ce dernier, incarné par la référence incontestable qu’est Dream Theater, les quelques passages les plus musclés de cet album.

J’aurais pu citer de nombreuses autres influences, parmi les historiques (Supertramp, Alan Parsons Project, Camel) comme parmi les groupes actuels, et ce de tous les pays ; Angleterre (Marillion, Pineapple Thief et Magenta, portés par deux autres génies que sont respectivement Bruce Soord et Robert Reed, Big Big Train, Mostly Autumn, IQ), Suède (Moon Safari, Flower Kings), Canada (Innerspace avec le splendide « Rise », Jelly Fiche), Pologne (Riverside), Allemagne (RPWL, Sylvan), j’en passe et des qu’on sort à l’occasion … impossible de les citer tous … mais sans oublier quand mêmes nos petits gaulois (Nemo, Lazuli) !

Rock - pop - folk

Difficile d’alimenter cette rubrique tant les références sont nombreuses. Alors je ne mettrais en exergue que 4 groupes ;

Les Beatles, encore, et comment faire autrement ? … parce qu’ils ont montré la voie pour tant de styles différents, et parce que leur musique est définitivement marquée du sceau de l’intemporalité (je vous invite à regarder à ce sujet l’excellent film « Yesterdays »)

Les Eagles, pour leur western rock à nulle autre pareille … et merci pour « Hôtel California » !

Queen, pour leurs hits qui ont marqué l’histoire du rock … et merci pour « Bohemian Rhapsody » !

Les Boo Radleys, groupe injustement méconnu et qui a produit quelques perles britpop au début des années 90

J’aurais pu citer aussi Bruce Springsteen (le titre « Jungleland » est à mon sens l’un des meilleurs titres du rock, avec son monumental solo de sax), Bryan Adams, Chris De Burgh (l’album « Crusader » est définitivement l’un de mes préférés), Christopher Cross, Dan Fogelberg, Dire Straits, Don MacLean (l’intro de « Et pourtant » lui doit beaucoup), Elton John, Foreigner, Guns’N Roses, James Taylor, Michael Jackson, Red Hot Chili Peppers, Simple Minds, Tears for Fears, Travis, Turin Brakes, U2 … quelque part, ils ont tous une part dans cet album.

Des artistes plus contemporains comme Ed Sheeran, Jason Mraz, Josh Rouse, John Mayer ou encore Ron Sexmith sont aussi, sur les titres les plus folk (« Toujours là »), une source d’inspiration certaine.

Chanson française

Même si je suis moins porté sur la chanson française, des artistes comme Renaud, Jean-Jacques Goldman, Patrick Bruel, Florent Pagny, Jean-Louis Aubert, Pascal Obispo peuplent mon univers musical. Certains titres se sont imposés en anglais, et d’autres français … et parfois les deux dans un même morceau ! Le titre « Et pourtant » rend hommage aux œuvres et au style de Francis Cabrel.

Autres

Mes références ne se limitent pas loin s’en faut aux styles évoqués précédemment. « Barachois’ nights » apporte ainsi une couleur très latine, avec un côté ‘sautillant’ et joyeux parfaitement en phase avec la 1ère partie de l’album. Réciproquement, je ne pouvais mieux entamer la 2ème partie, empreinte de douleurs et de peines, qu’avec le blues « Left alone » (parce que la musique, elle vient de là, non ? On y reviendra, là aussi …). Voilà ce que permet la diversité musicale : exprimer au mieux ses émotions.

Chanteurs

Rock progressif

James Labrie Le rock progressif n’ait pas particulièrement réputé pour la qualité de ses chanteurs. Non pas qu’ils soient mauvais, loin de là, mais ce style a tant à offrir que le chant passe parfois au second plan.

Toutefois, s’il y a bien un chanteur qui se démarque haut la main, à mon sens, c’est James Labrie, du groupe Dream Theater. Aussi à l’aise dans les morceaux enlevés que dans les titres plus calmes, il parvient toujours à mettre au choix une intensité, une agressivité, ou au contraire de la douceur, presque de la sensualité, qui en fait pour moi un chanteur de premier plan. Ecouter à l’occasion « The Spirit Carries On » , un des plus beaux titres jamais écrit pour ma part, tout y est juste parfait, de la 1ère à la dernière note.

Rock - pop - folk

Emmett Tinley Tous les chanteurs cités ci-dessous sont aussi auteur, compositeur, musicien … bref des artistes accomplis ;

David Gates, chanteur du groupe Bread, est l’incarnation même de ses voix suaves, posées et douces, qui ont aussi marqué les années 70. Assurément l’un de mes chanteurs préférés.

Freddy Mercury, bien entendu, pour ses performances vocales exceptionnelles, qui transcendaient chacun des morceaux de Queen.

Jude, pour sa capacité incroyable à monter dans les octaves

Enfin, parmi la pléiade d’autres chanteurs talentueux que j’aurai pu citer, j’en retiendrais 3 autres, pour leur capacité incroyable à faire passer les émotions ;

Ray Wilson, un artiste fabuleux doté d’un timbre de voix grave et chaleureux

Richard Marx, capable de composer et chanter des titres rock ou des ballades avec une facilité déconcertante

Emmett Tinley (photo), un autre artiste de grand talent, avec un timbre de voix angélique, capable de vous transporter ailleurs le temps d’une simple chanson.

Guitaristes

Rock progressif

Pochette The Window Of Life de Pendragon Les guitaristes de talent sont légion dans ce style musical, qui fait la part belle à cet instrument (ainsi qu’aux claviers en tous genres, bien entendu). Parmi cette pléiade, et s’il ne fallait en sortir qu’un seul, ce serait incontestablement Nick Barrett (photo), le génial leader du groupe Pendragon. Il possède une facilité à composer des soli mélodiques, soyeux ou musclés au grès des titres, qui en fait un musicien hors pair. Bien entendu, on pourra toujours rapprocher son style de celui de David Gilmour (qui atteint son apogée sur les fabuleux soli de « Confortably numb »), mais l’anglais a inspiré tant de guitaristes …

Dans la galaxie progressive, et dans un style plus chaloupé, naviguant entre rock, jazz et psychédélique, le vétéran suédois Roine Stolt tire également son épingle du jeu, avec un style immédiatement reconnaissable.

Sur la scène française, JP Louveton, que ce soit en solo ou au travers du groupe Nemo, délivre aussi des compositions inventives et de qualité.

Rock - pop - folk

Dans le genre easy listening mâtiné de latin, j’apprécie beaucoup les œuvres de Craig Chaquico ou Govi. Ils m’ont d’ailleurs inspiré un titre qui sera présent sur le 2nd album.

Les compositions de Joe Satriani et Santana sont aussi une source d’inspiration.

Blues

Joe Bonamassa Voilà encore une terre d’accueil pour les guitaristes de talent ! Eric Clapton, BB. King sont pour moi des références incontournables. J’ai aussi un faible pour le jeu de Steve Lukather, plus connu comme guitariste de Toto mais qui, sur ses œuvres solo, dévoile une facette blues fort intéressante, ainsi que pour Jeff Healey, un bluesman canadien aveugle malheureusement disparu mais qui a sorti quelques albums remarquables dans les années 90/2000. Je ne peux aussi m’empêcher de citer Alvin Lee, pour le titre « Bluest blues », le plus beau titre de blues qu’il m’ait été donné l’occasion d’écouter.

Plus proche de nous, Joe Bonamassa est aussi un guitariste de talent, qui fait preuve d’une belle productivité et a acquis une certaine aura.